Image d'un bras fort
Mise en contexte Le consentement sexuel, c'est l'accord qu’une personne donne à une autre personne au moment de participer à une activité sexuelle. Ce consentement doit être donné de façon volontaire, c’est-à-dire qu’il doit s’agir d’un choix libre et éclairé. Le consentement n’est valable que s’il a été donné librement.

Lorsqu’il n’y a pas de consentement, on peut alors parler de violence sexuelle, qui fait référence à toutes formes de violence : physique, psychologique, cyberviolence, propos sexistes, traque furtive (stalking), etc. L'agression sexuelle englobe tous les actes sexuels non désirés ou non consentis.
Situation actuelle au Nouveau-Brunswick
Les personnes victimes de violence à caractère sexuel ou de violence entre partenaires intimes ont maintenant droit à 10 jours de congé qui peuvent être utilisés de façon intermittente ou continue, dont les cinq premiers jours sont payés.

En août 2018, le gouvernement du Nouveau-Brunswick a publié un cadre stratégique d’action intitulé « Prévenir et intervenir pour contrer la violence sexuelle au Nouveau-Brunswick ».

La sensibilisation sur la violence sexuelle est essentielle pour la prévenir. Présentement, il y a une lacune importante dans le curriculum scolaire dans les écoles au Nouveau-Brunswick. Le consentement sexuel ne figure pas parmi les apprentissages chez les jeunes.


Quelques définitions liées au consentement
La culture du viol désigne les idées dominantes, les discours, les idées et les actions où la société en général normalise, banalise ou minimise les actes de violence à caractère sexuel.

La culture du silence fait référence à culture sexiste qui considère les femmes comme des objets dès un jeune âge, ce qui cause la banalisation des agressions à caractère sexuel et responsabilise les survivant·e·s.

Les facteurs de vulnérabilité varient d'une personne à l'autre, mais certaines femmes sont plus vulnérables que d’autres par leur origine ethnique, leur statut d’immigration, leur situation de handicap, leur âge, leur orientation sexuelle, leur faible revenu ou leur niveau d’éducation (social et académique).
Saviez-vous que?
  • Les femmes sont onze fois plus à risque que les hommes d’être victimes d’un crime à caractère sexuel.
  • Le taux de victimisation avec violence autodéclarée par les femmes autochtones était 2,7 fois plus élevé que celui déclaré par les femmes non autochtones.
  • Une femme sur trois sera victime d’agression sexuelle avant l’âge de 16 ans.
Pourquoi la violence sexuelle persiste-t-elle?
La violence sexuelle se produit dans une culture de la masculinité qui valorise la violence sexuelle. La violence sexuelle est socialement conditionnée dès le plus jeune âge.

Les mythes associés au consentement et à la culture du viol persistent de nos jours (par exemple la question de l’habillement, qui mène au blâme de la victime).

L'ambiguïté du consentement, notamment liée aux lacunes considérables dans le curriculum scolaire sur l’éducation sexuelle.


Pistes de solution
  • Intégrer la notion du consentement dans le curriculum scolaire provincial, dès le plus jeune âge, tout en s'assurant que les personnes intervenantes ont les ressources nécessaires pour l'appliquer.
  • Augmenter le financement des organismes qui fournissent de services de première ligne pour les personnes victimes de violence, telles que les maisons de transition et les centres d'agression sexuelle.
  • Réviser les processus judiciaires passant par une culture de la défense des victimes et du respect de leurs droits à être accompagnées et à obtenir justice et réparation des préjudices.
Notre position Le RFNB souhaite porter son attention sur la notion du consentement, notamment dans le curriculum scolaire, et s'assurer que les divers intervenant·e·s de la communauté soient bien outillé·e·s pour prévenir et intervenir sur cet enjeu.