Blogue de résistance féministe

Tu viens de passer la frontière, au prix de combien de sacrifices? C’est un exil pour ton propre bien dont tu ne mesures peut-être pas encore toutes les conséquences. Peut-être n’es-tu même pas accompagnée comme ces milliers livrés à eux-mêmes qui fuient la guerre, les violations des droits de la personne ou cherchent simplement à rejoindre leur famille, qui n’ont, parfois, de l’enfance que nous concevons, que l’âge. C’est un bref soupir de soulagement après la tempête et tout le courage qu’il faut pour quitter. J’espère que ton premier contact sera humain et respectueux de tes droits, la côte où se laisser tomber un court instant après avoir tant pagayé. C’est une terre enfin que tant d’autres n’atteindront jamais.

Le 6 décembre 1989, École Polytechnique de Montréal, Marc Lépine tuait quatorze femmes. Avant de se suicider, il blâme le féminisme comme résultat de son crime. Le Parlement du Canada commémore depuis ce drame en décrétant le 6 décembre comme Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes.

Texte de réflexion publié sur le Blogue de la Fédération des étudiantes et étudiants du Campus universitaire de Moncton (FÉÉCUM).

Vendredi le 10 novembre, une manifestation a eu lieu devant les bureaux de circonscription du premier ministre Brian Gallant et du ministre de l’Éducation postsecondaire Roger Melanson. Une soixantaine de manifestants, joyeux mélange d’étudiants et d’alliés, a bravé le froid pour s’y rassembler (Radio-Canada).

Je recours à mon oreiller…
Fuir loin d’une nuit brutale…
Je ferme les yeux en attendant l’aube...
L’aube de cette ville ne vous tente pas de se réveiller...
tout Pâle... tout froid…
Je ferme mes yeux de nouveau...
Je m’en fuis vers le placard de mes souvenirs…

Un soir.. après le coucher du soleil...
des personnes dans la chambre...
Des voix du monde d'ici et de là..
Sur les lits... des habits jetés...
Et là... sur la terre...des valises...
Noir c'était la couleur...
Noir ... comme le destin sombre qu'elle ignore...
Tout le monde parlait autour d'elle...
Des histoires que raconte la mère…
Des prières de la grande -mère...
Et elle…

Je suis une quadruple minorité. Immigrante sur un continent étranger. Francophone dans un milieu minoritaire francophone. Noire dans une société partiale. Femme dans un monde inéquitable.

En cette semaine de conscientisation à l’égalité des genres, nous avons pensé qu’il serait bien de discuter de la pratique du féminisme à l’échelle familiale. Un féminisme, pas bien compliqué, qui s’applique à travers la parentalité et notre relation de couple. Un féminisme qui favorise aussi l’inclusion et la diversité. Bref, des attitudes et valeurs qui font une différence à l’échelle globale.

Les femmes n’ont jamais eu autant de savoir et de pouvoir. Individuellement.
Peut-on en dire autant des femmes comme groupe ?

On se fière avec droit des changements qu’apporte toujours de nos jours le mouvement féministe du siècle dernier. Le niveau d’éducation des femmes aujourd’hui est impressionnant. De même le nombre de femmes qui ont des emplois responsables, certains étant même bien payés, certains même gratifiants. Dans leur vie personnelle et de travail, les femmes ont bien plus d’options qu’il y a 50 ou même 30 ans. Certaines de nous bien plus que d’autres, mais passons.

Les termes « cyber-violence » ou « courriel malveillants » ne vont pas assez loin. Nous devrions parler spécifiquement de « cyber-agression à caractère sexuel » ou encore d’« agression à caractère sexuel » tout court. La violence à caractère sexuel est une forme de violence spécifique, elle demande donc une réponse particulière.

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