Blogue de résistance féministe

Hommage à mon amie Leila

Voilà que je m’approche de l’ambassade du Canada à Tunis, situé dans un quartier calme entre des maisons individuelles, séparées par de beaux vieux arbres. Mon cœur, excité d’entrer dans la maison canadienne, se trouve enrobé d’un sentiment mitigé entre la grande joie d’un côté et une petite peur de l’inconnu de l’aventure qui se présente. Le gardien à la porte vérifia mon nom et la lettre reçue et me laissa entrer dans la salle d’attente. Je ne savais pas en ce jour-là, que le grand voyage, comme disait un proverbe chinois, commence souvent par un simple petit pas. Aussi, je ne savais pas que j’allais faire une rencontre qui donnera lieu à une merveilleuse amitié durable. En effet, par cette nouvelle j’aimerais rendre hommage à ma grande amie Leila, en tant que femme qui cherche toujours égalité en tout domaine, en tant qu’étudiante combattante pour atteindre ses objectifs et enfin en tant personne vivant avec un handicap physique qu’elle assume bien.

Seule dans le calme de la nuit, je pense à ce départ qui s’annonce imminent;

je sais que nos hommes ne reviendront plus, les voisines viennent toujours me demander si j’ai reçu des nouvelles, je me tais, elles comprennent.

Les jarres se vident du blé récolté l’été dernier, de l’huile des oliviers de mon père, lui aussi parti avec les autres.

Seul le pommier du jardin nous annonce que la vie n’a pas encore déserté notre village, mais pour combien de temps ?

J’écoute le souffle de ma fille endormie et je sais qu’il va falloir partir, avec elle et pour elle.

Avant d’aborder le fondement de toute politique en matière d’égalité au Nouveau-Brunswick ou de la réflexion sur l’inclusion selon genre, il est nécessaire de saisir l’arrière-plan social historique de la lutte de la femme noire pour la liberté et l’égalité. Dans un tel cas de figure, il est difficile de mettre en perspective l’existence de la femme noire parce qu’aussi loin que l’on déplace son regard, c’est le désert à perte de vue, un monde d’hommes occupant de multiples statuts projetés au fil des siècles.

Parfois, en parlant du féminisme, nous oublions que les gens n’ont pas tous les mêmes besoins et conséquemment, ne peuvent pas être regroupés comme si c’était le cas. Grâce à l’intersectionnalité, les conversations ayant comme sujet divers enjeux féministes deviennent de plus en plus inclusives, prenant en compte le fait que tous les gens ne font pas face au même niveau d’oppression et que certaines personnes vont subir plus de discrimination qu’autres en fonction de certains facteurs incontrôlables dans leurs vies tels que leur race, genre, classe sociale, niveau de mobilité, orientation sexuelle, religion, état de santé mentale, etc. 

Quatre sœurs. Je suis l’ainée. Notre enfance en équilibre entre la France et l’Algérie. Double culture, double famille partagée entre la France et l’Algérie. 35 ans d’absence. J’ai quitté l’Algérie pour la France jeune pour y faire ma vie.

Je vais vous parler de mes sœurs qui vivent cette inégalité sociale de femmes algériennes, elles qui sont nées sur une terre algérienne qui venait de gagner son indépendance chèrement acquise.

Lors de la campagne électorale provinciale de 2014, le Parti libéral s’est engagé à identifier tous les obstacles qui entravent le droit au choix en matière de reproduction et à les éliminer. Peu de temps après son élection, un pas fut fait dans la bonne direction avec l’abrogation du règlement 84-20 afin d’abolir l’exigence d’obtenir l’avis de deux médecins avant d’avoir accès à l’avortement dans un hôpital. Toutefois, le gouvernement doit reconnaître qu’il existe toujours de nombreux obstacles limitant le choix à cet égard. 

Je n’y connaissais rien. Aucun héritage ne nous a été laissé pour que je puisse y connaitre quelque chose. Ni ma mère, ni ma grand-mère, ni aucune autre femme de mon entourage n’a pu me l’apprendre.

On apprend énormément par observation. Le savoir se transmet de génération en génération. Il eut une perte de savoir-faire et j’en ai subi les conséquences. Plusieurs autres d’ailleurs.



quelque chose bat la

chamade

dans ton silence

commotion je perds sans connaissance

ton silence acouphène comme du speed metal jour

et nuit

Quand il est devenu plus rentable de demeurer à la maison afin de s’occuper de nos enfants plutôt qu’aller travailler, il est temps de se poser des questions sur les programmes et les politiques sociales en vigueur, s’il en est. En tant que femme désirant avoir des enfants et une carrière épanouie, je ne peux m’empêcher d’aborder la situation plus qu’inquiétante des services de garde au Nouveau-Brunswick qui affecte sans contredit l’autonomie des femmes.

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